Les règles douloureuses concernent plus de la moitié des femmes dans le monde. Toutefois, rares sont les femmes qui viennent consulter un médecin pour cela. Elles se contentent de prendre quelques comprimés pour soulager la douleur ou encore préfèrent dormir et se reposer pour laisser passer la douleur.Ces douleurs rattachées à la menstruation peuvent pourtant être des symptômes de maladie grave telle l’endométriose. Il s’agit d’une pathologie affectant l’appareil génital féminin. Ses symptômes sont divers mais sont tous caractérisés par des douleurs. Et ces derniers ne se dissipent pas avec de simples antalgiques dans la majorité des cas. Les spécialistes la classifient en 4 stades différents selon les degrés de douleurs et les symptômes.

Les causes de l’endométriose

L’endométriose est une anomalie gynécologique caractérisée par la présence de tissus de l’endomètre en dehors de l’utérus. Sa cause principale est la présence d’un reflux de sang dans l’abdomen via les trompes utérines. Lors des menstruations, des hémorragies surviennent auprès de ces endroits. Le sang peut être éliminé par l’organisme (fort saignement lors des règles). Dans le cas contraire, le saignement stagne quelque part et provoque les kystes ou nodules. Les symptômes de l’endométriose varient selon la localisation.
Il est à noter que de temps en temps, la maladie peut atteindre d’autres organes tel l’appareil digestif, l’appareil urinaire ou l’appareil respiratoire.

Conséquences de cette pathologie

Comme annoncé auparavant, cette pathologie n’entraine que des douleurs. Elle peut entraîner des douleurs au niveau de l’utérus (règles douloureuses, pendant les rapports sexuels). Elle peut apporter aussi une difficulté de faire ses besoins naturels (défécation, uriné). Arrivée à un certain stade, l’endométriose provoque aussi des douleurs au niveau du dos (abdominales, pelviennes ou lombaires pouvant irradier jusque dans la jambe,..). Suite à ces douleurs, la patiente ressent une fatigue chronique. Chez certaines personnes, la maladie décroît la libido.
Selon l’état de la patiente, l’endométriose peut passer inaperçue jusqu’à une phase très élevée.

Traitement et prise en charge de l’endométriose

Jusqu’à présent, la médecine générale n’a pas trouvé de remède à cette pathologie. Les médecins prescrivent juste des antalgiques et antidouleurs pour faire face à l’endométriose. En parallèle, ils soignent les lésions causées par la maladie. Pour les patientes ayant atteint les stades 4, une hospitalisation reste la meilleure option lorsqu’une crise survient.
Face à la limite de la médecine générale, la médecine alternative offre plus de solutions pour aider les personnes souffrantes. Toutefois, la sécurité sociale ne prend pas compte de certaines médecines alternatives.

Prévention contre la maladie

Les spécialistes et les chercheurs n’ont trouvé aucune prévention contre l’endométriose jusqu’à ce jour. Les recherches tendent vers l’effet de la pratique du sport et une alimentation riche en fibres. Toutes les idées à ce sujet ne sont que des hypothèses. Toutefois, les examens et les tests montrent un faible taux de maladie pour les femmes qui pratiquent un ou plusieurs sports. Les personnes qui consomment moins de légumes frais présentent un taux élevé de risque de cette pathologie. En outre, celles qui ingèrent beaucoup de viandes de bœuf et de matières grasses courent aussi un risque plus élevé de souffrir de ce trouble.